{"id":4102,"date":"2015-08-31T21:24:18","date_gmt":"2015-08-31T19:24:18","guid":{"rendered":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/?p=4102"},"modified":"2017-01-11T15:10:21","modified_gmt":"2017-01-11T14:10:21","slug":"la-collection-dautochromes-de-lecpad","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102","title":{"rendered":"La collection d&rsquo;autochromes de l&rsquo;ECPAD"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_4104\" style=\"width: 995px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Enfants.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4104\" data-attachment-id=\"4104\" data-permalink=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?attachment_id=4104\" data-orig-file=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Enfants.jpg\" data-orig-size=\"985,713\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Groupe de petits Noyonnais. Fernand Cuville, 5 octobre 1917. R\u00e9f. AUL 205 \/ ECPAD, collection Tournassoud\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Groupe de petits Noyonnais. Fernand Cuville, 5 octobre 1917. R\u00e9f. AUL 205 \/ ECPAD, collection Tournassoud&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Enfants-300x217.jpg\" data-large-file=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Enfants.jpg\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-4104\" src=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Enfants.jpg\" alt=\"Groupe de petits Noyonnais. Fernand Cuville, 5 octobre 1917. R\u00e9f. 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C\u2019est d\u2019ailleurs en partie gr\u00e2ce \u00e0 la famille de ce dernier que la collection a pu \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e entre 1919 et 1973, date \u00e0 laquelle elle est revenue dans le giron de l\u2019\u00c9tat. Cette collection entretient en outre des relations \u00e9troites avec d\u2019autres institutions patrimoniales, dont les anc\u00eatres ont en partie pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 sa constitution\u00a0: le <a href=\"http:\/\/albert-kahn.hauts-de-seine.net\/\" target=\"_blank\">mus\u00e9e Albert-Kahn (MAK)<\/a> et la <a href=\"http:\/\/www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr\/\" target=\"_blank\">m\u00e9diath\u00e8que de l\u2019architecture et du patrimoine (MAP)<\/a>.<\/p>\n<p><strong>La \u00ab\u00a0diapositive\u00a0\u00bb en couleur avant l\u2019invention de l\u2019autochrome<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au XIX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, les recherches sur la reproduction des couleurs s\u2019effectuent dans deux directions\u00a0: fixation directe par voie chimique ou physique (chromophotographie) ou reconstitution par synth\u00e8se additive des trois couleurs primaires<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. C\u2019est cette derni\u00e8re qui va donner lieu aux d\u00e9veloppements les plus prometteurs. Les pr\u00e9curseurs sont Maxwell et Sutton qui, en 1861, r\u00e9alisent la premi\u00e8re vue en couleur en prenant sous le m\u00eame angle trois clich\u00e9s sur plaque de verre d\u2019un morceau de tissu \u00e9cossais, avec trois filtres color\u00e9s diff\u00e9rents (rouge, vert, bleu)\u00a0: ils obtiennent ainsi trois plaques n\u00e9gatives en noir et blanc dont ils tirent des positifs qu\u2019ils projettent \u00e0 travers trois lanternes magiques munies chacune du filtre utilis\u00e9 lors de la prise de vues initiale. La superposition des trois images sur un \u00e9cran reconstitue les couleurs et les motifs du tissu. Cependant, le proc\u00e9d\u00e9 est lourd et difficilement reproductible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu avant 1900, le photographe Sergue\u00ef Prokoudine-Gorski l\u2019am\u00e9liore en inventant une chambre trichrome, appareil permettant de prendre successivement les trois plaques n\u00e9cessaires de fa\u00e7on plus pratique et plus rapide, \u00e0 l\u2019aide duquel il r\u00e9alise de 1905 \u00e0 1912 un grand nombre de photographies \u00e0 travers tout l\u2019Empire russe<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>L\u2019autochrome \u00e0 port\u00e9e du photographe amateur<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec le proc\u00e9d\u00e9 invent\u00e9 par Auguste et Louis Lumi\u00e8re en 1903, les trois supports utilis\u00e9s dans les proc\u00e9d\u00e9s pr\u00e9c\u00e9dents sont r\u00e9unis en un seul de la mani\u00e8re suivante\u00a0: sur une plaque de verre sont dispos\u00e9es successivement une couche de vernis au latex servant d\u2019accroche, une fine couche de micro-grains de f\u00e9cule de pomme de terre color\u00e9s en bleu-violet, vert et rouge-orang\u00e9, et de la poudre de charbon de bois qui sert \u00e0 boucher les interstices. L\u2019ensemble est lamin\u00e9 sous forte pression et recouvert d\u2019un vernis \u00e0 base de nitrate de cellulose puis d\u2019une \u00e9mulsion de g\u00e9latino-bromure d\u2019argent qui joue le r\u00f4le d\u2019obturateur. La fabrication est industrialis\u00e9e et le prix abaiss\u00e9, ce qui rend la photographie en couleurs accessible \u00e0 un plus grand nombre de pratiquants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour la prise de vues, on peut utiliser le m\u00eame appareil que pour la photographie en noir et blanc en intercalant un filtre jaune qui compense l\u2019exc\u00e8s de sensibilit\u00e9 au bleu de la plaque autochrome, qui pr\u00e9senterait sinon une dominante violac\u00e9e. On dispose la plaque \u00e0 l\u2019envers\u00a0: le c\u00f4t\u00e9 f\u00e9cule est expos\u00e9 en premier aux rayons lumineux arrivant par l\u2019objectif\u00a0; ceux-ci subissent suivant leur couleur une absorption variable en fonction de la teinte des grains de f\u00e9cule qu\u2019ils rencontrent et impressionnent plus ou moins la couche argentique situ\u00e9e \u00e0 l\u2019arri\u00e8re. En raison de l\u2019\u00e9paisseur de la couche de f\u00e9cule que la lumi\u00e8re doit traverser avant d\u2019atteindre la couche argentique, la sensibilit\u00e9 est soixante fois moindre que celle d\u2019une plaque noir et blanc et le temps d\u2019exposition est beaucoup plus long, d\u2019une seconde \u00e0 focale\u00a08 pour un paysage tr\u00e8s \u00e9clair\u00e9 \u00e0 une quinzaine de secondes pour un coucher de soleil, de sorte que l\u2019emploi d\u2019un pied est indispensable. Le proc\u00e9d\u00e9 ne convient donc pas \u00e0 des sc\u00e8nes de mouvements, o\u00f9 les personnages prendraient un aspect fantomatique. Il met au contraire particuli\u00e8rement en valeur les portraits ou les vues d\u2019architecture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s exposition, on obtient un n\u00e9gatif. Au lieu de le fixer et d\u2019en tirer ult\u00e9rieurement un positif, on l\u2019inverse directement sur la plaque par un traitement chimique. Chaque autochrome est donc une vue positive unique.<\/p>\n<p><strong>Constitution de la collection pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les premi\u00e8res autochromes r\u00e9alis\u00e9es par la section photographique de l\u2019arm\u00e9e (SPA), prises par l\u2019op\u00e9rateur \u00c9douard Brissy en Argonne, datent de juillet 1915. D\u2019autres photographes adoptent ensuite ce proc\u00e9d\u00e9\u00a0: Pierre Machard, Paul Queste et Isidore Aubert, qui prennent au total plus de soixante-dix clich\u00e9s en couleur parall\u00e8lement \u00e0 leurs reportages en noir et blanc en 1915. Ils photographient essentiellement des ruines, parfois des cantonnements, mais ne s\u2019approchent pas des premi\u00e8res lignes. En 1916, Pierre Machard effectue des reportages en Alsace puis au Maroc. Avec Albert Samama-Chikli, la photographie autochrome rev\u00eat un aspect plus militaire avec des sc\u00e8nes d\u2019entra\u00eenement et des vues r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 des lignes, notamment en Afrique du Nord.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1917 d\u00e9marre une fructueuse collaboration entre la SPA et le m\u00e9c\u00e8ne et fondateur des Archives de la plan\u00e8te, Albert Kahn, qui finance une importante mission dans la Marne, le Haut-Rhin, le Nord, la Belgique, la Meuse et la Picardie, assur\u00e9e par Paul Castelnau et Fernand Cuville. Ces derniers prennent souvent plusieurs clich\u00e9s en couleur de la m\u00eame sc\u00e8ne, un pour l\u2019arm\u00e9e, un pour les Archives de la plan\u00e8te et un troisi\u00e8me pour le minist\u00e8re de l\u2019Instruction publique et des Beaux-arts, ces vues \u00e9tant maintenant r\u00e9parties entre l\u2019arm\u00e9e, le MAK et la MAP. Apr\u00e8s octobre 1917, la SPCA<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> semble ne plus consacrer de mission \u00e0 la photographie en couleurs. Castelnau et Cuville continuent cependant \u00e0 travailler, l\u2019un pour Albert Kahn, l\u2019autre pour le minist\u00e8re de l\u2019Instruction publique et des Beaux-arts. D\u2019apr\u00e8s les diff\u00e9rentes sources \u00e9crites permettant de documenter ces autochromes (registres d\u2019inventaire du MAK , livres d\u2019entr\u00e9es de la SPA o\u00f9 sont mentionn\u00e9s notamment les clich\u00e9s couleurs r\u00e9f\u00e9renc\u00e9s om\u00e9ga r\u00e9alis\u00e9s en 1915-1916, l\u00e9gendes manuscrites de Paul Castelnau et liste des clich\u00e9s de Cuville), il est possible d\u2019estimer \u00e0 plus de mille trois cents plaques le volume de la collection d\u2019autochromes r\u00e9alis\u00e9es par les SPA\/SPCA\/SPCG \u00e0 la fin de 1918, au moment o\u00f9 le commandant Tournassoud en prend la direction.<\/p>\n<p><strong>L\u2019apport du commandant Tournassoud<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir servi successivement dans le g\u00e9nie, le train des \u00e9quipages et au service g\u00e9ographique de l\u2019arm\u00e9e, il dirige le service photographique et cin\u00e9matographique de guerre (SPCG) de novembre 1918 au 15\u00a0mars 1919. Bien que n\u2019ayant jamais fait partie de l\u2019\u00e9quipe des op\u00e9rateurs de la section, il s\u2019adonne de longue date \u00e0 la photographie, publiant ses \u0153uvres dans la presse avant la guerre, et poss\u00e8de une rare ma\u00eetrise de l\u2019autochrome. Sa production se distingue radicalement de celle des photographes pr\u00e9cit\u00e9s\u00a0: ses vues, fruit de mises en sc\u00e8nes \u00e9labor\u00e9es, se rapprochent davantage de la peinture d\u2019histoire du XIX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle que du reportage sur le vif. \u00c0 son arriv\u00e9e au SPCG, il apporte probablement avec lui sa collection personnelle. On ne sait pas pr\u00e9cis\u00e9ment combien elle comportait de plaques en couleurs ni comment ces derni\u00e8res se sont trouv\u00e9es m\u00e9lang\u00e9es avec la s\u00e9rie d\u2019autochromes r\u00e9alis\u00e9es par les op\u00e9rateurs militaires. Apr\u00e8s son d\u00e9part du service, une grande partie de l\u2019ensemble a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9 dans sa famille jusqu\u2019en 1973, date \u00e0 laquelle sa petite-fille, Paulette Michey, en fit don \u00e0 l\u2019ECPA (\u00e9tablissement cin\u00e9matographique et photographique des arm\u00e9es).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"jetpack-slideshow-noscript robots-nocontent\">Ce diaporama n\u00e9cessite JavaScript.<\/p><div id=\"gallery-4102-1-slideshow\" class=\"slideshow-window jetpack-slideshow slideshow-black\" data-trans=\"fade\" data-autostart=\"1\" data-gallery=\"[{&quot;src&quot;:&quot;http:\\\/\\\/sourcesdelagrandeguerre.fr\\\/WordPress3\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2015\\\/07\\\/Verdun.jpg&quot;,&quot;id&quot;:&quot;4108&quot;,&quot;title&quot;:&quot;Verdun. Orphelinat Saint-Joseph. Paul Castelnau, 24 octobre 1917. R\\u00e9f. AUL 436\\\/ECPAD, collection Tournassoud.&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Verdun. Orphelinat Saint-Joseph. 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En outre, la num\u00e9rotation est incoh\u00e9rente, avec, au d\u00e9but, des bribes de regroupement th\u00e9matique suivies d\u2019une succession de vues du front fran\u00e7ais dans le d\u00e9sordre. Le travail entrepris depuis les ann\u00e9es 2000<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> consiste \u00e0 r\u00e9attribuer chaque \u0153uvre \u00e0 son auteur, d\u2019une part par comparaison avec l\u2019autochrome \u00e9ventuellement conserv\u00e9e dans une autre institution, d\u2019autre part par la recherche d\u2019une sc\u00e8ne identique ou tr\u00e8s proche r\u00e9alis\u00e9e en noir et blanc par le m\u00eame auteur. C\u2019est en effet le cas pour Tournassoud qui r\u00e9alise fr\u00e9quemment trois vues\u00a0: un clich\u00e9 st\u00e9r\u00e9oscopique sur plaque de verre noir et blanc au format 8&#215;16\u00a0cm, un autre en noir et blanc au format 13&#215;18\u00a0cm, enfin une autochrome de m\u00eame format quasiment identique \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. C\u2019est aussi le cas, dans une moindre mesure, d\u2019Albert Samama-Chikli, de Pierre Machard et de Paul Queste. Quant \u00e0 Castelnau et Cuville, ils ont c\u00f4toy\u00e9 au cours de leurs missions d\u2019autres photographes, notamment Edmond Famechon, Jacques Ridel et Marcel Lor\u00e9e, avec lesquels la comparaison des clich\u00e9s est \u00e9galement fructueuse. Les sources \u00e9crites permettent de conforter les indications obtenues par ces rapprochements.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il reste apr\u00e8s ces op\u00e9rations d\u2019identification vingt et une autochromes dont l\u2019auteur est pour l\u2019instant inconnu. Toutes les autres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9attribu\u00e9es, essentiellement \u00e0 Castelnau et Cuville (318), Tournassoud (89), Machard et Samama-Chikli (une cinquantaine chacun) et enfin Queste, Aubert et Brissy. L\u2019ensemble conserv\u00e9 \u00e0 l\u2019ECPAD appara\u00eet diminu\u00e9 par rapport au volume initial de la collection telle qu\u2019elle devait se pr\u00e9senter \u00e0 la fin de 1918 mais il faut tenir compte des autochromes qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, \u00e9taient destin\u00e9es aux beaux-arts, actuellement conserv\u00e9s \u00e0 la MAP (780). La somme des deux s\u2019en rapproche davantage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quoiqu\u2019il en soit, la vari\u00e9t\u00e9 des clich\u00e9s pr\u00e9sente une vision renouvel\u00e9e de la guerre tant par le r\u00e9alisme des sc\u00e8nes de vie quotidienne et des portraits que dans la repr\u00e9sentation des ruines ainsi que le rendu des uniformes et des drapeaux<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>V\u00e9ronique Goloubinoff, charg\u00e9e d\u2019\u00e9tudes documentaires, ECPAD \u2013 juillet 2015<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Il n\u2019est ici question que de photographies projetables et non de tirages sur papier, pour lesquels on utilise des proc\u00e9d\u00e9s de synth\u00e8se soustractive des couleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Les 1\u00a0902\u00a0plaques, actuellement conserv\u00e9s aux \u00c9tats-Unis \u00e0 la biblioth\u00e8que du Congr\u00e8s, ont fait l\u2019objet d\u2019une exposition \u00e0 Paris en 2014.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Le service devient section photographique et cin\u00e9matographique de l\u2019arm\u00e9e (SPCA) apr\u00e8s sa fusion en janvier 1917 avec la section cin\u00e9matographique de l\u2019arm\u00e9e, puis service photographique et cin\u00e9matographique de guerre (SPCG) en ao\u00fbt 1918.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Successivement par H\u00e9l\u00e8ne Guillot (ECPAD), Herv\u00e9 Degand (centre des monuments nationaux), Serge Fouchard et Anne Sigaud (MAK), et V\u00e9ronique Goloubinoff (ECPAD).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> J.-B. Tournassoud a tir\u00e9 un album de ses clich\u00e9s, <em>La Guerre<\/em>, comprenant cent cinquante planches de reproductions en phototypie de ses \u0153uvres et constituant un catalogue des photographies qu\u2019il a expos\u00e9es en f\u00e9vrier 1919. Cet album et les tirages de cette exposition sont conserv\u00e9s au Service historique de la d\u00e9fense.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Sur l\u2019analyse picturale des autochromes de Tournassoud, voir l\u2019article de Marie Lamassa\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c9crire la Grande Guerre par la photographie\u00a0: Jean-Baptiste Tournassoud, un acteur ambivalent\u00a0\u00bb dans <em>Images d\u2019arm\u00e9es, un si\u00e8cle de cin\u00e9ma et de photographie militaires (1915-2015)<\/em>, dir. S. Denis et X. Sen\u00e9, CNRS \u00c9d., 2015, p.\u00a035-40.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***<\/p>\n<h6 style=\"text-align: center;\"><em>L\u2019ECPAD<\/em><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><em>L\u2019ECPAD, agence d\u2019images du minist\u00e8re de la d\u00e9fense, f\u00eate cette ann\u00e9e le centenaire du cin\u00e9ma et de la photographie des arm\u00e9es, dont elle est l\u2019est la digne h\u00e9riti\u00e8re. L\u2019\u00e9tablissement dispose de collections exceptionnelles d\u2019archives audiovisuelles et photographiques, plus de 10 millions de clich\u00e9s et de 30 000 titres de films. Ce fonds, progressivement num\u00e9ris\u00e9, est constamment enrichi par la production des reporters militaires, les versements des organismes de la d\u00e9fense et les dons des particuliers. Constitu\u00e9 en \u00e9tablissement public administratif depuis 2001, l\u2019ECPAD est un centre d\u2019archives et de production audiovisuelle de premier plan, b\u00e9n\u00e9ficiant du savoir-faire de ses 260\u00a0professionnels, militaires et civils, et reconnu par ses partenaires de la d\u00e9fense et les professionnels de l\u2019image. Sous la tutelle du ministre de la d\u00e9fense, l\u2019\u00e9tablissement r\u00e9alise en France et dans le monde des reportages photo et vid\u00e9o, contribuant ainsi \u00e0 une meilleure compr\u00e9hension de l\u2019actualit\u00e9 de la D\u00e9fense. L\u2019ECPAD participe \u00e0 la transmission de la m\u00e9moire par la valorisation des archives audiovisuelles de la D\u00e9fense, ainsi qu\u2019au renforcement du lien arm\u00e9es-nation. L\u2019ECPAD a pour mission de garantir la disponibilit\u00e9 permanente d\u2019\u00e9quipes de reportage form\u00e9es aux conditions de tournage op\u00e9rationnel pour t\u00e9moigner en temps r\u00e9el de l\u2019engagement de nos arm\u00e9es sur tous les th\u00e9\u00e2tres d\u2019op\u00e9rations. Ces soldats de l\u2019image transmettent les images r\u00e9alis\u00e9es pour une mise \u00e0 disposition imm\u00e9diate aux m\u00e9dias fran\u00e7ais et \u00e9trangers et contribuent ainsi, souvent de fa\u00e7on exclusive, \u00e0 la r\u00e9alisation de journaux et de magazines d\u2019information. L\u2019ECPAD c\u2019est aussi depuis septembre 2013 une \u00e9cole de formation qui accueille de nombreux stagiaires du minist\u00e8re de la D\u00e9fense afin de les former aux m\u00e9tiers de l\u2019image (photo, vid\u00e9o, son, lumi\u00e8re, multim\u00e9dia, m\u00e9dias sociaux ou encore \u00e9criture journalistique). De nombreuses photos et extraits de films d\u2019archives sont consultables sur le site internet <a href=\"http:\/\/www.ecpad.fr\">www.ecpad.fr<\/a> La m\u00e9diath\u00e8que du fort d\u2019Ivry est en acc\u00e8s libre au public du mardi au mercredi de 9h \u00e0 17h, le jeudi de 9h \u00e0 21h et le vendredi de 9h \u00e0 16h. Pour vos prestations, contactez les professionnels de l\u2019ECPAD sur prestations.ecpad.fr<\/em><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><em>Contact presse\u00a0: <a href=\"mailto:communication@ecpad.fr\">communication@ecpad.fr<\/a><\/em><\/h6>\n<div class=\"sharedaddy sd-sharing-enabled\"><div class=\"robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-icon sd-sharing\"><h3 class=\"sd-title\">Partager\u00a0:<\/h3><div class=\"sd-content\"><ul><li class=\"share-email\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-email sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102&amp;share=email\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-facebook\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-facebook-4102\" class=\"share-facebook sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102&amp;share=facebook\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Facebook\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-twitter\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-twitter-4102\" class=\"share-twitter sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102&amp;share=twitter\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Twitter\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-linkedin\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-linkedin-4102\" class=\"share-linkedin sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102&amp;share=linkedin\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur LinkedIn\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-print\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-print sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102\" target=\"_blank\" title=\"Cliquer pour imprimer\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-end\"><\/li><\/ul><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ECPAD d\u00e9tient une collection de 572\u00a0photographies autochromes repr\u00e9sentant des sc\u00e8nes prises pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Elles constituent un t\u00e9moignage particulier sur le conflit, tant en raison des caract\u00e9ristiques du proc\u00e9d\u00e9 lui-m\u00eame que de la personnalit\u00e9 des auteurs de ces clich\u00e9s, parmi lesquels le commandant Jean-Baptiste Tournassoud. C\u2019est d\u2019ailleurs en partie gr\u00e2ce \u00e0 la famille de ce dernier que la collection a pu \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e entre 1919 et 1973, date \u00e0 laquelle elle est revenue dans le giron de l\u2019\u00c9tat. Cette collection entretient en outre des relations \u00e9troites avec d\u2019autres institutions patrimoniales, dont les anc\u00eatres ont en partie pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 sa constitution\u00a0: le mus\u00e9e Albert-Kahn (MAK) et la m\u00e9diath\u00e8que de l\u2019architecture et du patrimoine (MAP). La \u00ab\u00a0diapositive\u00a0\u00bb en couleur avant l\u2019invention de l\u2019autochrome Au XIXe\u00a0si\u00e8cle, les recherches sur la reproduction des couleurs s\u2019effectuent dans deux directions\u00a0: fixation directe par voie chimique ou physique (chromophotographie) ou reconstitution par synth\u00e8se additive des trois couleurs primaires[1]. C\u2019est cette derni\u00e8re qui va donner lieu aux d\u00e9veloppements les plus prometteurs. Les pr\u00e9curseurs sont Maxwell et Sutton qui, en 1861, r\u00e9alisent la premi\u00e8re vue en couleur en prenant sous le m\u00eame angle trois clich\u00e9s sur plaque de verre d\u2019un morceau de tissu \u00e9cossais, avec trois filtres&#8230;<\/p>\n<div class=\"sharedaddy sd-sharing-enabled\"><div class=\"robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-icon sd-sharing\"><h3 class=\"sd-title\">Partager\u00a0:<\/h3><div class=\"sd-content\"><ul><li class=\"share-email\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-email sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102&amp;share=email\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-facebook\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-facebook-4102\" class=\"share-facebook sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102&amp;share=facebook\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Facebook\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-twitter\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-twitter-4102\" class=\"share-twitter sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102&amp;share=twitter\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Twitter\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-linkedin\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-linkedin-4102\" class=\"share-linkedin sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102&amp;share=linkedin\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur LinkedIn\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-print\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-print sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4102\" target=\"_blank\" title=\"Cliquer pour imprimer\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-end\"><\/li><\/ul><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":4103,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[4,311,114],"tags":[291,140,118,292],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Drapeau-et-fanion-152.jpg","jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2bYSy-14a","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4102"}],"collection":[{"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4102"}],"version-history":[{"count":10,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4102\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4148,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4102\/revisions\/4148"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4103"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4102"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4102"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4102"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}