{"id":740,"date":"2012-04-15T16:39:14","date_gmt":"2012-04-15T14:39:14","guid":{"rendered":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/?p=740"},"modified":"2012-04-30T21:04:01","modified_gmt":"2012-04-30T19:04:01","slug":"le-16-avril-1917-au-chemin-des-dames-lheure-est-venue-confiance-et-courage","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740","title":{"rendered":"Le 16 avril 1917, au Chemin des Dames, \u00ab\u00a0L&rsquo;heure est venue. Confiance et courage\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Au tournant de 1916 et 1917, les Alli\u00e9s placent tous leurs espoirs dans leur grande offensive de printemps. Le plan n\u00e9cessite des moyens consid\u00e9rables. A la fin du mois de mars 1917, les Fran\u00e7ais alignent sur un front compris entre Soissons et Reims, soit 80 kilom\u00e8tres, un groupe d&rsquo;arm\u00e9es, command\u00e9 par le g\u00e9n\u00e9ral Micheler, fort de trois arm\u00e9es aux ordres des g\u00e9n\u00e9raux Mazel (Ve),\u00a0 <a title=\"Charles Mangin (1866-1925)\" href=\"http:\/\/www.cheminsdememoire.gouv.fr\/page\/affichegh.php?idGH=175&amp;idLang=fr\" target=\"_blank\">Mangin <\/a>(VIe) et Duch\u00eane (Xe). Ce sont plus de 5 000 pi\u00e8ces d&rsquo;artillerie qui ont \u00e9t\u00e9 achemin\u00e9es : sur le front des Ve et VIe arm\u00e9es (environ 50 kilom\u00e8tres), il y a une pi\u00e8ce d&rsquo;artillerie tous les huit m\u00e8tres. Pour tirer, l&rsquo;artillerie a besoin des observations a\u00e9riennes : 39 ballons, 47 escadrilles d&rsquo;observation (pour le r\u00e9glage de l&rsquo;artillerie) et 8 escadrilles de chasse ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unis pour l&rsquo;offensive. Enfin, pour la premi\u00e8re fois, le haut commandement fran\u00e7ais s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 engager massivement des chars (128). Au total, pr\u00e8s de 1 200 000 hommes (10 fois l&rsquo;effectif de l&rsquo;arm\u00e9e de terre fran\u00e7aise aujourd&rsquo;hui) sont rassembl\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le g\u00e9n\u00e9ral <a title=\"Dossier de la L\u00e9gion d'honneur de Robert Nivelle\" href=\"http:\/\/www.culture.gouv.fr\/LH\/LH173\/PG\/FRDAFAN83_OL1993018V001.htm\" target=\"_blank\">Robert <\/a><a title=\"Dossier de la L\u00e9gion d'honneur de Robert Nivelle\" href=\"http:\/\/www.culture.gouv.fr\/LH\/LH173\/PG\/FRDAFAN83_OL1993018V001.htm\" target=\"_blank\">Nivelle<\/a> est le commandant en chef de l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise. Ce polytechnicien, officier d&rsquo;artillerie, s&rsquo;est distingu\u00e9 dans la phase offensive de la bataille de Verdun l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Il a notamment reconquis les forts de Vaux le 24 octobre et de Douaumont le 15 d\u00e9cembre 1916. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;arm\u00e9e \u00e0 la place de Joffre \u00e0 la fin du mois de d\u00e9cembre 1916, il reprend et transforme les projets d&rsquo;offensives \u00e9labor\u00e9s par son pr\u00e9d\u00e9cesseur. Son objectif est de percer le front allemand en moins de 48 heures gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;artillerie et \u00e0 la surprise. A l&rsquo;enthousiasme des premi\u00e8res semaines suivant sa nomination, succ\u00e8dent les doutes et les reproches de la part de certains g\u00e9n\u00e9raux et hommes politiques. Pourtant, l&rsquo;offensive est maintenue. Elle est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par une action britannique devant Arras (commenc\u00e9e le 9 avril) et par un bombardement pr\u00e9paratoire des positions allemandes. Les troupes d&rsquo;assaut fran\u00e7aises doivent s&rsquo;attaquer, notamment, au plateau du <strong><a title=\"Le portail du Chemin des Dames\" href=\"http:\/\/www.chemindesdames.fr\/\" target=\"_blank\">Chemin des Dames<\/a><\/strong>, une des plus solides positions du front de l&rsquo;ouest que l&rsquo;arm\u00e9e allemande tient depuis 1914. La date de l&rsquo;offensive est fix\u00e9e au 16 avril et l&rsquo;heure H \u00e0 6 heures du matin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant toute offensive, le commandant en chef publie un <strong>ordre du jour<\/strong>. Celui du g\u00e9n\u00e9ral <strong>Robert Nivelle<\/strong> est court : \u00ab\u00a0<em>L&rsquo;heure est venue. Confiance et courage<\/em>\u00ab\u00a0. Cet ordre permet au g\u00e9n\u00e9ralissime de s&rsquo;adresser \u00e0 toute l&rsquo;arm\u00e9e. Aux \u00e9chelons inf\u00e9rieurs (arm\u00e9e, corps d&rsquo;arm\u00e9e, division, brigade, r\u00e9giment), les chefs publient \u00e9galement des ordres du jour pour s&rsquo;adresser \u00e0 leurs hommes : c&rsquo;est le cas au <a title=\"Transcription de l'historique du 201e r\u00e9giment d'infanterie\" href=\"http:\/\/tableaudhonneur.free.fr\/Le201e-d-Infanterie-en-campagne.pdf\" target=\"_blank\">201e r\u00e9giment d&rsquo;infanterie<\/a> (r\u00e9giment de r\u00e9serve du 1er r\u00e9giment d&rsquo;infanterie de Cambrai) \u00e0 la veille de l&rsquo;offensive du 16 avril.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Document <\/em>: ordre du r\u00e9giment n\u00b0 402 du lieutenant-colonel Mougin commandant le 201e r\u00e9giment d&rsquo;infanterie (14 avril 1917) extrait du journal des marches et op\u00e9rations du r\u00e9giment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Origine<\/em> : Service historique de la D\u00e9fense (26 N 711\/6) [<a title=\"M\u00e9moire des hommes\" href=\"http:\/\/www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr\/jmo\/ead.html?id=SHDGR__GR_26_N_II&amp;c=SHDGR__GR_26_N_II_e0012634&amp;qid=sdx_q36\" target=\"_blank\">M\u00e9moire des hommes<\/a>]<\/p>\n<h5><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/201e-R\u00e9giment-dinfanterie3.jpg\"><img data-attachment-id=\"846\" data-permalink=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?attachment_id=846\" data-orig-file=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/201e-R\u00e9giment-dinfanterie3.jpg\" data-orig-size=\"1160,1506\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;}\" data-image-title=\"Ordre du jour, 201e r\u00e9giment d&amp;rsquo;infanterie, 14 avril 1917 (SHD, 26 N 711\/6)\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/201e-R\u00e9giment-dinfanterie3-231x300.jpg\" data-large-file=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/201e-R\u00e9giment-dinfanterie3-788x1024.jpg\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft  wp-image-846\" title=\"Ordre du jour, 201e r\u00e9giment d'infanterie, 14 avril 1917 (SHD, 26 N 711\/6)\" src=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/201e-R\u00e9giment-dinfanterie3-231x300.jpg\" alt=\"\" width=\"279\" height=\"362\" srcset=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/201e-R\u00e9giment-dinfanterie3-231x300.jpg 231w, http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/201e-R\u00e9giment-dinfanterie3-788x1024.jpg 788w, http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/201e-R\u00e9giment-dinfanterie3.jpg 1160w\" sizes=\"(max-width: 279px) 100vw, 279px\" \/><\/a><\/em>Ordre du r\u00e9giment n\u00b0 402<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00e9giment va partir \u00e0 l&rsquo;attaque. La man\u0153uvre de la division est bas\u00e9e sur votre marche en avant. Tous nos chefs vont donc avoir les yeux fix\u00e9s sur vous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme sur l&rsquo;Aisne, comme \u00e0 Verdun et dans la Somme, vous saurez montrer votre bravoure et venger nos morts : rester dignes, en un mot, de la belle r\u00e9putation que vous doit le 201e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je sais que je puis compter sur vous pour bousculer l&rsquo;ennemi et aller\u00a0 d\u00e9crocher sur le plateau de Craonne et \u00e0 Sainte-Croix cette fourrag\u00e8re que par vos pr\u00e9c\u00e9dents exploits, vous avez d\u00e9j\u00e0 moralement conquise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que\u00a0 nos pens\u00e9es soient encore ce jour-l\u00e0, Toutes pour la France !<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Le 14 avril 1917<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Le lieutenant-colonel Commandant le r\u00e9giment.<strong><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ordre du jour ou du r\u00e9giment est un moyen de communication qui permet au commandement de s&rsquo;adresser directement \u00e0 tous les hommes du r\u00e9giment. Sa r\u00e9daction et sa publication sont d\u00e9finies par des textes r\u00e9glementaires \u00e9tablis avant la guerre. Le chef de corps peut ainsi \u00ab\u00a0<em>porter \u00e0 la connaissance<\/em>\u00a0\u00bb de ses hommes des faits importants qui m\u00e9ritent d&rsquo;\u00eatre connus de tous. Par exemple, l&rsquo;ordre du r\u00e9giment permet de distinguer les soldats m\u00e9ritants et courageux ou encore d&rsquo;annoncer aux hommes qu&rsquo;ils vont prendre part \u00e0 une attaque. Dans ce cas, il est lu dans les heures qui pr\u00e9c\u00e9dent l&rsquo;assaut. Toujours num\u00e9rot\u00e9, l&rsquo;ordre s&rsquo;apparente, sur le fond comme sur la forme, \u00e0 une proclamation. Il d\u00e9bute toujours par la formule \u00ab\u00a0<em>Officiers, Sous-officiers, Caporaux et Soldats<\/em>\u00ab\u00a0. Le texte et les phrases sont courts et le style est souvent emphatique. Les ordres comprennent toujours les m\u00eames r\u00e9f\u00e9rences : la France (<em>Que nos pens\u00e9es soient encore ce jour-l\u00e0, Toutes pour la France<\/em>\u00ab\u00a0) ; les pages glorieuses de l&rsquo;histoire du r\u00e9giment (ici les batailles de l&rsquo;Aisne en 1915, de Verdun et de la Somme en 1916) et la r\u00e9putation du r\u00e9giment \u00e0 maintenir au sein de l&rsquo;arm\u00e9e ; les morts, qu&rsquo;il faut \u00ab\u00a0<em>venger<\/em>\u00a0\u00bb et ne pas d\u00e9shonorer en d\u00e9faillant. Ils contiennent toujours les objectifs de l&rsquo;attaque : ici le plateau de Craonne et Sainte-Croix. Les efforts seront r\u00e9compens\u00e9s par l&rsquo;attribution de la fourrag\u00e8re, malgr\u00e9 les souffrances. Le chef fait donc appel au courage, \u00e0 la dignit\u00e9, \u00e0 la bravoure et \u00e0 l&rsquo;esprit de corps des combattants. En somme, c&rsquo;est un texte percutant, destin\u00e9 \u00e0 marquer les esprits et \u00e0 galvaniser les hommes juste avant le combat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme des milliers d&rsquo;autres, les soldats du 201e attaquent le 16 avril \u00e0 6 heures du matin et leur \u00e9lan est bris\u00e9 par les d\u00e9fenses allemandes sur l&rsquo;ensemble du front d&rsquo;attaque. Le d\u00e9put\u00e9 Jean Ybarn\u00e9garay, chef de bataillon au 249e r\u00e9giment d&rsquo;infanterie, t\u00e9moigne : \u00ab\u00a0<em>A six heures du matin,\u00a0 la bataille est commenc\u00e9e. A sept heures, elle \u00e9tait perdue<\/em>\u00a0\u00bb (rapport\u00e9 par Denis Defente (dir.), <em>Le chemin des Dames (1914-1918)<\/em>, Paris, Somogy \u00e9ditions d&rsquo;art, 2006, p. 94).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la tomb\u00e9e de la nuit, l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise a progress\u00e9 de 500 m\u00e8tres en moyenne alors que les plans pr\u00e9voyaient une perc\u00e9e de 10 kilom\u00e8tres. Le commandant en chef s&rsquo;obstine et ordonne de poursuivre l&rsquo;offensive jusqu&rsquo;au 25 avril. Apr\u00e8s une courte pause, elle reprend le 4 mai avant d&rsquo;\u00eatre interrompue le 8 mai. Au total, et malgr\u00e9 quelques rares succ\u00e8s tactiques, l&rsquo;offensive est un \u00e9chec. Les raisons sont multiples (l&rsquo;exc\u00e8s d&rsquo;optimisme avant la bataille du commandement, les intemp\u00e9ries, le repli strat\u00e9gique de l&rsquo;arm\u00e9e allemande, la planification insuffisante, la faiblesse des moyens par rapport aux effets recherch\u00e9s, l&rsquo;inefficacit\u00e9 des tirs de l&rsquo;artillerie \u00e0 briser la forteresse allemande, etc.). Les pertes sont importantes et les gains territoriaux sont \u00ab\u00a0<em>d\u00e9risoires par rapports aux promesses faites et aux esp\u00e9rances entretenues<\/em>\u00a0\u00bb (Guy Pedroncini, <em>P\u00e9tain, le soldat et la gloire (1856-1918)<\/em>, Perrin, 1989, p. 162). L&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 de tels \u00e9checs (bataille des fronti\u00e8res en 1914, batailles de Champagne en 1915, etc.) mais l&rsquo;offensive du chemin des Dames d\u00e9clenche une crise au sein de l&rsquo;arm\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"sharedaddy sd-sharing-enabled\"><div class=\"robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-icon sd-sharing\"><h3 class=\"sd-title\">Partager\u00a0:<\/h3><div class=\"sd-content\"><ul><li class=\"share-email\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-email sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740&amp;share=email\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-facebook\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-facebook-740\" class=\"share-facebook sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740&amp;share=facebook\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Facebook\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-twitter\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-twitter-740\" class=\"share-twitter sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740&amp;share=twitter\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Twitter\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-linkedin\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-linkedin-740\" class=\"share-linkedin sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740&amp;share=linkedin\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur LinkedIn\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-print\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-print sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740\" target=\"_blank\" title=\"Cliquer pour imprimer\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-end\"><\/li><\/ul><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au tournant de 1916 et 1917, les Alli\u00e9s placent tous leurs espoirs dans leur grande offensive de printemps. Le plan n\u00e9cessite des moyens consid\u00e9rables. A la fin du mois de mars 1917, les Fran\u00e7ais alignent sur un front compris entre Soissons et Reims, soit 80 kilom\u00e8tres, un groupe d&rsquo;arm\u00e9es, command\u00e9 par le g\u00e9n\u00e9ral Micheler, fort de trois arm\u00e9es aux ordres des g\u00e9n\u00e9raux Mazel (Ve),\u00a0 Mangin (VIe) et Duch\u00eane (Xe). Ce sont plus de 5 000 pi\u00e8ces d&rsquo;artillerie qui ont \u00e9t\u00e9 achemin\u00e9es : sur le front des Ve et VIe arm\u00e9es (environ 50 kilom\u00e8tres), il y a une pi\u00e8ce d&rsquo;artillerie tous les huit m\u00e8tres. Pour tirer, l&rsquo;artillerie a besoin des observations a\u00e9riennes : 39 ballons, 47 escadrilles d&rsquo;observation (pour le r\u00e9glage de l&rsquo;artillerie) et 8 escadrilles de chasse ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unis pour l&rsquo;offensive. Enfin, pour la premi\u00e8re fois, le haut commandement fran\u00e7ais s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 engager massivement des chars (128). Au total, pr\u00e8s de 1 200 000 hommes (10 fois l&rsquo;effectif de l&rsquo;arm\u00e9e de terre fran\u00e7aise aujourd&rsquo;hui) sont rassembl\u00e9s. Le g\u00e9n\u00e9ral Robert Nivelle est le commandant en chef de l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise. Ce polytechnicien, officier d&rsquo;artillerie, s&rsquo;est distingu\u00e9 dans la phase offensive de la bataille de Verdun l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Il a notamment reconquis&#8230;<\/p>\n<div class=\"sharedaddy sd-sharing-enabled\"><div class=\"robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-icon sd-sharing\"><h3 class=\"sd-title\">Partager\u00a0:<\/h3><div class=\"sd-content\"><ul><li class=\"share-email\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-email sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740&amp;share=email\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-facebook\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-facebook-740\" class=\"share-facebook sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740&amp;share=facebook\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Facebook\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-twitter\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-twitter-740\" class=\"share-twitter sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740&amp;share=twitter\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Twitter\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-linkedin\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-linkedin-740\" class=\"share-linkedin sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740&amp;share=linkedin\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur LinkedIn\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-print\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-print sd-button share-icon no-text\" href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=740\" target=\"_blank\" title=\"Cliquer pour imprimer\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-end\"><\/li><\/ul><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[4],"tags":[71,72,70],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2bYSy-bW","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/740"}],"collection":[{"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=740"}],"version-history":[{"count":105,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/740\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":937,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/740\/revisions\/937"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=740"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=740"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=740"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}