{"id":4551,"date":"2016-05-01T22:08:54","date_gmt":"2016-05-01T20:08:54","guid":{"rendered":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551"},"modified":"2017-01-10T22:02:25","modified_gmt":"2017-01-10T21:02:25","slug":"faik-tonguc-souvenirs-dun-officier-ottoman-1914-1918","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551","title":{"rendered":"Faik Tongu\u00e7 : Souvenirs d&rsquo;un officier ottoman (1914-1918)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman.jpg\"><img data-attachment-id=\"4557\" data-permalink=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?attachment_id=4557\" data-orig-file=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman.jpg\" data-orig-size=\"1099,1699\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Faik Tongu\u00e7 Souvenirs d&amp;rsquo;un officier ottoman\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman-194x300.jpg\" data-large-file=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman-662x1024.jpg\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-4557\" src=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman-662x1024.jpg\" alt=\"Faik Tongu\u00e7 Souvenirs d'un officier ottoman\" width=\"181\" height=\"279\" srcset=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman-662x1024.jpg 662w, https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman-194x300.jpg 194w, https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman-768x1187.jpg 768w, https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman.jpg 1099w\" sizes=\"(max-width: 181px) 100vw, 181px\" \/><\/a>Je n&rsquo;avais jamais lu de carnets de guerre d&rsquo;un combattant ottoman pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, faute de traduction fran\u00e7aise. Les \u00e9ditions Petra viennent de\u00a0 combler ce vide en publiant <em>Souvenirs d&rsquo;un officier ottoman (1914-1918) <\/em>de Faik Tongu\u00e7. Longtemps oubli\u00e9, ce r\u00e9cit, transcrit en alphabet turc moderne apr\u00e8s la guerre par Tongu\u00e7, est publi\u00e9 une premi\u00e8re fois en 1960. C&rsquo;est un texte \u00e9tonnant, qui propulse le lecteur dans l&rsquo;arm\u00e9e ottomane du <strong>front m\u00e9connu du Caucase \u00e0 la Russie du Nord<\/strong>, o\u00f9 Tongu\u00e7 est prisonnier de guerre. L&rsquo;auteur relate son \u00e9pop\u00e9e de son \u00e9vasion jusqu&rsquo;\u00e0 son retour en Turquie. Pr\u00e9fac\u00e9s par Jean-Pierre Mah\u00e9, membre de l&rsquo;Institut, ces souvenirs ont \u00e9t\u00e9 traduits par Bruno Elie, dipl\u00f4m\u00e9 des Langues O&rsquo; en russe et en turc et passionn\u00e9 par l&rsquo;histoire de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Nous lui avons pos\u00e9 quelques questions au sujet de ce livre passionnant et de son travail de traduction.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Qui est Faik Tongu\u00e7\u00a0?<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faik Tongu\u00e7 (1889-1968) nait \u00e0 \u00c7orum, sur le plateau anatolien, dans une famille qui a subi des revers de fortune. Il fait de bonnes \u00e9tudes \u00e0 Ankara puis entre \u00e0 l\u2019\u00e9quivalent ottoman de l\u2019Ecole Nationale d\u2019Administration. A la fin de ses \u00e9tudes, il passe deux ans en France, puis deux ans en Angleterre et perfectionne sa ma\u00eetrise des deux langues. Il est manifestement pr\u00e9par\u00e9 pour la haute administration ottomane. L\u2019entr\u00e9e en guerre de l\u2019Empire ottoman bouleverse ce projet. Il rejoint les cours d\u2019officier de r\u00e9serve puis part sur le front du Caucase. Arriv\u00e9 en mars 1915, il est affect\u00e9 comme chef de section dans un r\u00e9giment d\u2019infanterie qui va combattre en premi\u00e8re ligne sans presque discontinuer jusqu\u2019en juillet 1916. Il est alors fait prisonnier par les Russes. Lentement achemin\u00e9 vers un camp de prisonniers pour officiers dans le nord de la Russie d\u2019Europe, il va y passer presque deux ans. En mai 1918 il s\u2019\u00e9vade et finit par rejoindre les lignes allemandes \u00e0 l\u2019ouest de Petrograd. Rapatri\u00e9 \u00e0 Constantinople, il est r\u00e9exp\u00e9di\u00e9 sur le front du Caucase, o\u00f9 il finit la guerre. D\u00e9mobilis\u00e9, il retrouve un pays ruin\u00e9, o\u00f9 il est difficile de gagner sa vie. En 1923 la R\u00e9publique est proclam\u00e9e, la paix int\u00e9rieure revient et il cesse de tenir son journal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faik Tongu\u00e7 est repr\u00e9sentatif de la g\u00e9n\u00e9ration des \u00ab\u00a0Jeunes Turcs\u00a0\u00bb qui prend le pouvoir \u00e0 partir de 1908\u00a0: il a huit ans de moins que Mustafa Kemal ou Enver Pacha, cinq ans de moins qu\u2019Izmet In\u00f6n\u00fc, le successeur de Mustafa Kemal \u00e0 la t\u00eate de l\u2019\u00c9tat. Il est nationaliste pur et dur, ath\u00e9e proclam\u00e9. Il souffre des nombreux retards de son pays, qui ne supporte pas la comparaison avec les deux pays occidentaux qu\u2019il conna\u00eet ni m\u00eame avec la Russie, qu\u2019il d\u00e9couvre.<\/p>\n<h3><span style=\"text-decoration: underline;\">Quelle est l\u2019histoire de ce carnet, des notes prises sur le vif \u00e0 la premi\u00e8re publication\u00a0?<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faik Tongu\u00e7 semble avoir tenu un \u00ab\u00a0carnet de route\u00a0\u00bb d\u00e8s son d\u00e9part au front (r\u00e9action courante des jeunes intellectuels dans toutes les arm\u00e9es bellig\u00e9rantes de la grande Guerre). Il parle de ce carnet en deux occasions importantes\u00a0: quand il a \u00e9t\u00e9 captur\u00e9 par des soldats russes, ceux-ci l\u2019ont d\u00e9pouill\u00e9 de tout ce qu\u2019il avait mais ont n\u00e9glig\u00e9 les feuillets \u00e9crits en \u00e9criture arabe, que Tongu\u00e7 a pu r\u00e9cup\u00e9rer\u00a0; quand il a travers\u00e9 la fronti\u00e8re russo-allemande (apr\u00e8s la Paix de Brest-Litovsk) il a d\u00fb remettre ses carnets \u00e0 un repr\u00e9sentant de l\u2019Allemagne et les a cru perdus jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il les re\u00e7oive \u00e0 Constantinople, fid\u00e8lement r\u00e9exp\u00e9di\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il explique \u2013 et il y a tout lieu de le croire \u2013 qu\u2019il a c\u00e9d\u00e9 aux demandes de sa famille et de ses amis. Il les a transcrits longtemps apr\u00e8s la guerre, pour finalement les faire \u00e9diter sous son contr\u00f4le en 1960. Il avait alors 71 ans mais il a \u00e9crit lui-m\u00eame l\u2019introduction, les notes de bas de page et fourni les photos pour l\u2019illustration.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Comment avez-vous d\u00e9couvert les souvenirs de cet officier ottoman et pourquoi avez-vous entrepris de les traduire\u00a0?<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00e9parant un master de turc \u00e0 Langues O&rsquo; (INALCO), je cherchais un sujet pour les diff\u00e9rents travaux \u00e0 pr\u00e9senter. J\u2019ai d\u2019abord pens\u00e9 travailler sur les prisonniers ottomans en Russie en 1914-1918. A Ankara, en 2006, j\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 un libraire s\u2019il avait quelque chose sur ce th\u00e8me. Il m\u2019a sorti le livre de Tongu\u00e7\u00a0: \u00ab\u00a0il a \u00e9t\u00e9 2 ans prisonnier des Russes\u00a0!\u00a0\u00bb. En lisant le livre, j\u2019ai vu qu\u2019il y avait bien autre chose dedans et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 s\u00e9duit par le sens de l\u2019observation, la libert\u00e9 d\u2019esprit et la justesse de trait de l\u2019auteur. J\u2019ai chang\u00e9 mon sujet et je n\u2019ai jamais eu \u00e0 le regretter.<\/p>\n<h3><span style=\"text-decoration: underline;\">Comment avez-vous men\u00e9 ce travail de traduction\u00a0?<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mon premier essai a port\u00e9 sur les 15 premi\u00e8res pages du livre, que j\u2019ai pr\u00e9sent\u00e9 comme travail de fin de licence, avec une mise en contexte. Cela a franchi le contr\u00f4le des professeurs des Langues\u2019O, bien plus comp\u00e9tents que moi pour cette traduction. Encourag\u00e9, je me suis fix\u00e9 comme objectif pour le master, deux ans plus tard, la traduction de la partie traitant des combats avant d\u2019\u00eatre fait prisonnier par les Russes (150 pages). Les professeurs comp\u00e9tents n\u2019ont pas d\u00fb trouver trop de contre-sens et m\u2019ont \u00ab\u00a0mast\u00e9ris\u00e9\u00a0\u00bb. J\u2019ai alors entrepris la traduction compl\u00e8te. Sachant la difficult\u00e9 de traduire seul, j\u2019ai demand\u00e9 l\u2019aide de deux personnes\u00a0: la dame turque d\u2019\u00e9ducation fran\u00e7aise (vive les lyc\u00e9es francophones d\u2019Istanbul), qui m\u2019avait donn\u00e9 des le\u00e7ons de conversation, a bien voulu relire mon tapuscrit et en a sorti contre-sens et faux-sens\u00a0; ma ch\u00e8re \u00e9pouse, qui ne parle pas turc, a bien voulu relire le texte en fran\u00e7ais en me signalant tout ce qui ne \u00ab\u00a0collait pas\u00a0\u00bb pour un francophone.<\/p>\n<h3><span style=\"text-decoration: underline;\">Quels ouvrages avez-vous utilis\u00e9s pour la traduction, les annotations\u00a0et l\u2019excellent travail de cartographie ?<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il m\u2019a fallu un travail pr\u00e9alable pour d\u00e9couvrir la Grande Guerre dans le Caucase, qui, m\u00eame pour les Turcs instruits, se limite le plus souvent \u00e0 la malheureuse <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bataille_de_Sar%C4%B1kam%C4%B1%C5%9F\">bataille de Sar\u0131kam\u0131\u015f<\/a>, o\u00f9 la 3\u00b0 Arm\u00e9e ottomane a laiss\u00e9 plus de la moiti\u00e9 de son effectif mort gel\u00e9 dans les Monts Allahuekber sans pouvoir encercler les Russes comme pr\u00e9vu. Il a fallu lire les ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s du service historique turc, d\u2019autres souvenirs publi\u00e9s \u00e0 l&rsquo;instar de ceux de Mehmet Arif \u00d6l\u00e7en, <em>Vetluga Memoirs, a Turkish Prisoner of War in Russia, 1916-1918<\/em>, traduits de l&rsquo;ottoman en anglais par Gary Leiser, et des ouvrages anglais ou am\u00e9ricains touchant le sujet. Le plus accessible est celui de William Edward David Allen et Paul Muratoff, <em>Caucasian Battlefields. A history of the Wars on the Turco-Caucasian Border (1828-1921)<\/em>. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 aid\u00e9 par la connaissance du russe qui m\u2019a donn\u00e9 acc\u00e8s aux journaux du temps de la Grande Guerre et aux livres de m\u00e9moires de certains acteurs du conflit dans le Caucase. Le G\u00e9n\u00e9ral Maslovskii, chef d\u2019\u00e9tat-major du commandant du front russe du Caucase, a \u00e9crit en \u00e9migration une relation compl\u00e8te des actions militaires russes\u2026 r\u00e9\u00e9dit\u00e9 \u00e0 Moscou en 2015. J\u2019ai lu les m\u00e9moires du lieutenant de cosaques Fiodor Elisseiev, que les Editions militaires russes ont r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2001\u2026 et quelques autres, qui sont dans la bibliographie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai profit\u00e9 de mes s\u00e9jours en Turquie pour me rendre dans la r\u00e9gion o\u00f9 s\u2019\u00e9tait battu Faik Tongu\u00e7. J\u2019ai visit\u00e9 les environs d\u2019Erzurum, la Vall\u00e9e de la Sivri, le Col de Kop, Bayburt. La compr\u00e9hension de certains passages en a \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9e, ainsi que la cartographie, pour laquelle j\u2019\u00e9tais parti des bons croquis d\u2019Allen &amp; Muratoff. Aux Editions Petra, j\u2019ai b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des services d\u2019une excellente graphiste, qui a bien voulu reprendre toutes les cartes que j\u2019avais \u00e9tablies \u00e0 la main. L\u2019iconographie a \u00e9t\u00e9 grappill\u00e9e au fur et \u00e0 mesure des quatre ann\u00e9es pass\u00e9es sur le livre. Une petite partie seulement a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e par le directeur de la collection \u00ab\u00a0Usage de la m\u00e9moire\u00a0\u00bb chez Petra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le plus dur est de trouver un \u00e9diteur. J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 essuy\u00e9 plusieurs refus quand mon ancien professeur de litt\u00e9rature turque, Timour Muhidine, m\u2019a mis en relation avec Petra. Gr\u00e2ces lui en soient rendues\u00a0! Apr\u00e8s, c\u2019est une affaire de patience et de contacts humains. Comptez une grande ann\u00e9e entre le contact positif et la sortie du livre achev\u00e9<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Pour en savoir plus (d&rsquo;apr\u00e8s la bibliographie de Bruno Elie)<br \/>\n<\/span><\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Sur le front du Caucase<\/span><em> : <\/em><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">William Edward David Allen et Paul Muratoff, <em>Caucasian Battlefields. A history of the Wars on the Turco-Caucasian Border (1828-1921), <\/em>Nashville, The Battery Press, 1999, 614 p<em>.<br \/>\n<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Edward J. Erickson, <em>Ordered to Die, a History of the Ottoman Army in the First World War<\/em>, Westport, Greenwood Press, 2001, 265 p.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><em>Birinci D\u00fcnya Harbinde T\u00fcrk Harbi Kafkas Cephesi &lsquo;nc\u00fc Ordu Harek\u00e2t\u0131 (cilt I ve II), <\/em>[<em>La Campagne de la 3\u00b0 Arm\u00e9e, Front du Caucase, participation turque \u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/em>], Ankara, Genelkurmay Bas\u0131mevi, 1993, 2 volumes.<\/li>\n<\/ul>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Des souvenirs de combattants<\/span><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">La Direction des \u00e9tudes strat\u00e9giques et de l\u2019histoire militaire [en turc ATASE pour Genelkurmay Asker\u00ee Tarih ve Stratejik Et\u00fct Baskanl\u0131\u011f\u0131] a republi\u00e9 \u00e0 Ankara en 2007 une \u00e9tude du colonel brevet\u00e9 Aziz Samih Ilter, <em>Birinci D\u00fcnya Sava\u015f\u0131nda Kafkas Cephesi Hat\u0131ralar\u0131<\/em>, \u00e9dit\u00e9e en 1934 [<em>Souvenirs du Front du Caucase pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale],<\/em> 122 pp.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Hikmet \u00d6zdemir, <em>The Ottoman Army 1914-1918. Disease and Death on the battlefield<\/em>, Salt Lake City, The University of th Utah Press, 2008. Le livre contient le t\u00e9moignage de Vasfi Cindoruk (1895-1990), appel\u00e9 au service en 1915 comme officier de r\u00e9serve et envoy\u00e9 sur le front du Caucase. Son t\u00e9moignage rejoint celui de Faik Tongu\u00e7.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Mehmet Arif \u00d6l\u00e7en, <em>Vetluga Memoirs, a Turkish Prisoner of War in Russia, 1916-1918<\/em>, Gainesville, University Press of Florida, 1995, 246 p. Cet officier d&rsquo;infanterie a \u00e9t\u00e9 prisonnier en f\u00e9vrier 1916 dans le secteur d&rsquo;\u00dc\u00e7kilise, non loin des positions de Tongu\u00e7. Intern\u00e9, comme Tongu\u00e7, dans des camps de la r\u00e9gion de Vetluga, cet officier s&rsquo;est \u00e9vad\u00e9 en juillet 1918. Ses carnets ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s apr\u00e8s sa mort par ses enfants.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Constantin Popov, <em>Souvenirs d&rsquo;un grenadier du Caucase (1914-1920)<\/em>, Paris, Payot, 1931, 284 p.<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"sharedaddy sd-sharing-enabled\"><div class=\"robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-icon sd-sharing\"><h3 class=\"sd-title\">Partager\u00a0:<\/h3><div class=\"sd-content\"><ul><li class=\"share-email\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-email sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551&amp;share=email\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-facebook\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-facebook-4551\" class=\"share-facebook sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551&amp;share=facebook\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Facebook\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-twitter\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-twitter-4551\" class=\"share-twitter sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551&amp;share=twitter\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Twitter\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-linkedin\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-linkedin-4551\" class=\"share-linkedin sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551&amp;share=linkedin\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur LinkedIn\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-print\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-print sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551\" target=\"_blank\" title=\"Cliquer pour imprimer\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-end\"><\/li><\/ul><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je n&rsquo;avais jamais lu de carnets de guerre d&rsquo;un combattant ottoman pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, faute de traduction fran\u00e7aise. Les \u00e9ditions Petra viennent de\u00a0 combler ce vide en publiant Souvenirs d&rsquo;un officier ottoman (1914-1918) de Faik Tongu\u00e7. Longtemps oubli\u00e9, ce r\u00e9cit, transcrit en alphabet turc moderne apr\u00e8s la guerre par Tongu\u00e7, est publi\u00e9 une premi\u00e8re fois en 1960. C&rsquo;est un texte \u00e9tonnant, qui propulse le lecteur dans l&rsquo;arm\u00e9e ottomane du front m\u00e9connu du Caucase \u00e0 la Russie du Nord, o\u00f9 Tongu\u00e7 est prisonnier de guerre. L&rsquo;auteur relate son \u00e9pop\u00e9e de son \u00e9vasion jusqu&rsquo;\u00e0 son retour en Turquie. Pr\u00e9fac\u00e9s par Jean-Pierre Mah\u00e9, membre de l&rsquo;Institut, ces souvenirs ont \u00e9t\u00e9 traduits par Bruno Elie, dipl\u00f4m\u00e9 des Langues O&rsquo; en russe et en turc et passionn\u00e9 par l&rsquo;histoire de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Nous lui avons pos\u00e9 quelques questions au sujet de ce livre passionnant et de son travail de traduction. Qui est Faik Tongu\u00e7\u00a0? Faik Tongu\u00e7 (1889-1968) nait \u00e0 \u00c7orum, sur le plateau anatolien, dans une famille qui a subi des revers de fortune. Il fait de bonnes \u00e9tudes \u00e0 Ankara puis entre \u00e0 l\u2019\u00e9quivalent ottoman de l\u2019Ecole Nationale d\u2019Administration. A la fin de ses \u00e9tudes, il passe deux ans en&#8230;<\/p>\n<div class=\"sharedaddy sd-sharing-enabled\"><div class=\"robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-icon sd-sharing\"><h3 class=\"sd-title\">Partager\u00a0:<\/h3><div class=\"sd-content\"><ul><li class=\"share-email\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-email sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551&amp;share=email\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-facebook\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-facebook-4551\" class=\"share-facebook sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551&amp;share=facebook\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Facebook\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-twitter\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-twitter-4551\" class=\"share-twitter sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551&amp;share=twitter\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Twitter\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-linkedin\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-linkedin-4551\" class=\"share-linkedin sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551&amp;share=linkedin\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur LinkedIn\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-print\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-print sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=4551\" target=\"_blank\" title=\"Cliquer pour imprimer\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-end\"><\/li><\/ul><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":4557,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[88,311,310],"tags":[325,324,323,26,30,38,269],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Faik-Tongu\u00e7-Souvenirs-dun-officier-ottoman.jpg","jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2bYSy-1bp","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4551"}],"collection":[{"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4551"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4551\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4560,"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4551\/revisions\/4560"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4557"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4551"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4551"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4551"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}