{"id":89,"date":"2012-02-03T09:46:44","date_gmt":"2012-02-03T08:46:44","guid":{"rendered":"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/?p=89"},"modified":"2012-02-03T14:13:30","modified_gmt":"2012-02-03T13:13:30","slug":"des-prisonniers-de-guerre-russes-dans-le-cambresis-en-1915","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=89","title":{"rendered":"Des prisonniers de guerre russes dans le Cambr\u00e9sis en 1915"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Prisonniers-russes-en-1915.jpg\"><img data-attachment-id=\"97\" data-permalink=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?attachment_id=97\" data-orig-file=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Prisonniers-russes-en-1915.jpg\" data-orig-size=\"1648,1018\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;}\" data-image-title=\"Groupe de prisonniers de guerre russe \u00e0 Saint-Aubert en 1915\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Prisonniers-russes-en-1915-300x185.jpg\" data-large-file=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Prisonniers-russes-en-1915-1024x632.jpg\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft  wp-image-97\" title=\"Groupe de prisonniers de guerre russe \u00e0 Saint-Aubert en 1915\" src=\"http:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Prisonniers-russes-en-1915-1024x632.jpg\" alt=\"\" width=\"399\" height=\"260\" \/><\/a>Document<\/em> : photographie d\u2019un groupe de prisonniers russes dans un village du Nord de la France en 1915.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Origine<\/em> : collection particuli\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La sc\u00e8ne se passe \u00e0 Saint-Aubert en 1915. Ce petit village du Cambr\u00e9sis, \u00e0 environ 15 kilom\u00e8tres de Cambrai, est occup\u00e9 par l\u2019arm\u00e9e allemande \u00e0 partir du 25 ao\u00fbt 1914. Avec la stabilisation du front, la commune se retrouve \u00e0 moins de trente kilom\u00e8tres en arri\u00e8re des lignes allemandes. L\u2019originalit\u00e9 de ce document tient \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019un groupe de <strong>prisonniers russes<\/strong>. Car si l\u2019histoire des Russes dans l\u2019est de la France est bien connue notamment gr\u00e2ce aux travaux de quelques <a title=\"G\u00e9rald Arboit, L'utilisation des prisonniers de guerre russes dans l'industrie ferrif\u00e8re de la Lorraine allemande pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, GMCC, 2001, n\u00b0 202-203\" href=\"http:\/\/www.cairn.info\/resume.php?ID_ARTICLE=GMCC_202_0065\" target=\"_blank\">historiens<\/a>, en revanche elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e pour le d\u00e9partement du <strong>Nord<\/strong>. Ces hommes ont laiss\u00e9 peu de traces : les t\u00e9moins ont disparu et les sources les concernant sont peu nombreuses, se r\u00e9sumant \u00e0 de br\u00e8ves allusions dans les souvenirs laiss\u00e9s par des civils. Les images sont rares. Il reste surtout de leur passage dans le Nord plusieurs centaines de tombes dans les cimeti\u00e8res militaires des environs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi des Russes ont-ils s\u00e9journ\u00e9 dans le nord envahi pr\u00e8s du front ? La condition des <strong>prisonniers de guerre<\/strong> est d\u00e9finie par les conventions de La Haye : les prisonniers ne peuvent pas \u00eatre employ\u00e9s dans la zone des arm\u00e9es ou dans des t\u00e2ches li\u00e9es aux op\u00e9rations militaires. Cependant, les bellig\u00e9rants ne se privent pas d\u2019utiliser cette main-d\u2019\u0153uvre disponible, nombreuse et pas ch\u00e8re. D\u00e8s la fin de l\u2019ann\u00e9e 1914, l\u2019Allemagne d\u00e9cide de recourir aux prisonniers de guerre pour pallier le manque de main-d\u2019\u0153uvre dans l\u2019industrie et l\u2019agriculture. Les Russes sont les plus nombreux. Ils sont aussi les plus dociles et les plus corv\u00e9ables. Depuis ao\u00fbt 1914, 11 000 soldats russes sont captur\u00e9s en moyenne chaque mois. A la bataille de Tannenberg \u00e0 la fin ao\u00fbt 1914, ils sont 90 000 \u00e0 tomber aux mains des Allemands. D\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1915, beaucoup sont extraits des camps de prisonniers pour travailler en Allemagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On sait moins que quelques milliers d\u2019entre eux sont envoy\u00e9s dans le Nord occup\u00e9. Les premiers convois parviennent \u00e0 Valenciennes entre mai et juin 1915. A leur arriv\u00e9e, les prisonniers sont r\u00e9partis en petits groupes dans le but de travailler aux champs, \u00e0 la d\u00e9molition d\u2019usines ou encore \u00e0 la r\u00e9paration des routes. C\u2019est probablement l\u2019un de ces petits groupes qui est envoy\u00e9 \u00e0 Saint-Aubert vers mai 1915. Dans le journal qu\u2019elle a tenu du 3 ao\u00fbt 1914 au 30 septembre 1918, une habitante de Saint-Aubert, Claire Haudegon, \u00e9voque pour la premi\u00e8re fois les Russes le 1er mai 1915. Elle entend parler [de l\u2019arriv\u00e9e] de prisonniers russes \u00ab <em>pour charger des betteraves<\/em> \u00bb, \u00e9crit-elle. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que la photographie qui nous int\u00e9resse a vraisemblablement \u00e9t\u00e9 prise. Les hommes ne sont pas v\u00eatus chaudement et les villageois ont encore l\u2019autorisation de les approcher. Des femmes \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan \u00e0 droite et des adolescents \u00e0 gauche posent fi\u00e8rement aux c\u00f4t\u00e9s des Russes. Ceux-ci suscitent la curiosit\u00e9 d\u2019une population qui conserve encore le souvenir de l\u2019occupation russe de 1816-1818.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi Saint-Aubert ? Ils ne sont pas employ\u00e9s aux travaux des champs. Claire Haudegon, qui est agricultrice, ne fait mention des captifs qu\u2019\u00e0 six reprises entre mai 1915 et juillet 1917 et jamais pour des travaux agricoles. Les villageois ne c\u00f4toient pas les prisonniers : peu apr\u00e8s leur arriv\u00e9e, les Allemands interdisent aux Fran\u00e7ais de les approcher. Ainsi, les relations entre Fran\u00e7ais et Russes se limitent aux sorties que ces hommes effectuent dans le village pour transporter, au profit des allemands, les biens r\u00e9quisitionn\u00e9s (mat\u00e9riaux, grains, b\u00e9tails, etc.) comme en t\u00e9moigne, \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan \u00e0 gauche, le tombereau charg\u00e9 d\u2019une importante pi\u00e8ce m\u00e9tallique. Une sentinelle (\u00e0 droite le long du mur) suffit \u00e0 garder le groupe. En fait, ces soldats ont tr\u00e8s probablement \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s \u00e0 Saint-Aubert pour travailler dans une gare. A l\u2019\u00e9poque, le village poss\u00e8de deux gares (Cambr\u00e9sis et Nord) install\u00e9s sur un r\u00e9seau de chemin de fer d\u2019int\u00e9r\u00eat local : les <strong>chemins de fer du Cambr\u00e9sis<\/strong>. Deux lignes traversent le village : l\u2019une relie Denain \u00e0 Caudry tandis que la seconde, plus strat\u00e9gique, relie Cambrai \u00e0 la fronti\u00e8re belge. Les Allemands d\u00e9cident d\u2019am\u00e9nager une gare suppl\u00e9mentaire \u00e0 l\u2019\u00e9cart du village, \u00e0 usage militaire. Pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, ils pr\u00e9f\u00e8rent ne pas y employer de villageois mais y affecter des prisonniers de guerre russes pour travailler sur les voies mais aussi pour d\u00e9charger et charger les trains de munitions, des r\u00e9quisitions, de mat\u00e9riels, des bless\u00e9s, etc.\u00a0 Les prisonniers logent \u00e0 proximit\u00e9 de cette gare. Aujourd\u2019hui encore, cet endroit est appel\u00e9 le Bahnhof par les habitants du village.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur cette photographie, les prisonniers ne semblent pas \u00eatre maltrait\u00e9s. L\u2019un d\u2019eux, au centre, casquette sur le c\u00f4t\u00e9, esquisse m\u00eame un l\u00e9ger sourire. Pourtant le quotidien de ces hommes a sans aucun doute \u00e9t\u00e9 rude. L\u2019occupant comme l\u2019occup\u00e9 ont souffert au fur et \u00e0 mesure que la guerre se prolongeait et que les p\u00e9nuries s\u2019accentuaient, mais ces prisonniers russes en ont souffert plus encore. Claire Haudegon souligne que les prisonniers sont \u00ab <em>affreusement trait\u00e9s<\/em> \u00bb, ce qui suscite l\u2019empathie des habitants. Le 25 juillet 1917, Claire, dont le mari est lui-m\u00eame prisonnier en Allemagne, \u00e9crit : \u00ab <em>c\u2019est navrant de voir cela mais le plus dur fut quand je les vis partir avec le chariot sans chevaux, oblig\u00e9s de tirer. Je n\u2019ai pu les regarder, le c\u0153ur m\u2019a manqu\u00e9. Il est \u00e9c\u0153urant de voir cela<\/em> \u00bb. Quelques prisonniers russes tentent d\u2019\u00e9chapper \u00e0 leur sort. Le 1er mars 1916, elle apprend que deux prisonniers russes se sont \u00e9vad\u00e9s. Apr\u00e8s juillet 1917, Claire Haudegon ne consigne plus aucun \u00e9v\u00e9nement se rapportant aux Russes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certes les sources sont rares, mais en croisant les enseignements tir\u00e9s d\u2019une photographie, d\u2019un journal intime et de la m\u00e9moire locale, il est possible de reconstruire partiellement l\u2019histoire de ces quelques soldats de l\u2019arm\u00e9e imp\u00e9riale russe isol\u00e9s dans les <strong>pays envahis<\/strong>.<\/p>\n<div class=\"sharedaddy sd-sharing-enabled\"><div class=\"robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-icon sd-sharing\"><h3 class=\"sd-title\">Partager\u00a0:<\/h3><div class=\"sd-content\"><ul><li class=\"share-email\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-email sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=89&amp;share=email\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-facebook\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-facebook-89\" class=\"share-facebook sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=89&amp;share=facebook\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Facebook\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-twitter\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-twitter-89\" class=\"share-twitter sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=89&amp;share=twitter\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur Twitter\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-linkedin\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"sharing-linkedin-89\" class=\"share-linkedin sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=89&amp;share=linkedin\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour partager sur LinkedIn\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-print\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-print sd-button share-icon no-text\" href=\"https:\/\/sourcesdelagrandeguerre.fr\/?p=89\" target=\"_blank\" title=\"Cliquer pour imprimer\"><span><\/span><span class=\"sharing-screen-reader-text\">Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-end\"><\/li><\/ul><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Document : photographie d\u2019un groupe de prisonniers russes dans un village du Nord de la France en 1915. 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