Le président de la République et les blessés de guerre

M. et Mme Deschanel reçoivent des grands blessés à l’Elysée  (photographie de presse, Agence Meurisse), 1920. Source : gallica.bnf.fr / BnF

Le 18 février 1920, le Parlement, réuni en congrès, élit Paul Deschanel à la présidence de la République. C’est une immense surprise et une déception pour les proches de Georges Clemenceau. Mais la présidence de Deschanel ne dure que quelques mois et aujourd’hui on retient surtout sa chute d’un train dans les environs de Roanne en mai 1920. Pour des raisons de santé, il démissionne en septembre 1920.

Pourtant, au lendemain de la Première Guerre mondiale, Paul Deschanel jouit d’une grande popularité. Il a accompli une belle carrière politique en qualité de député puis de président de l’Assemblée nationale (de 1898 à 1902 et de 1912 à 1920). Mais surtout, pendant et après la guerre, il s’investit dans le soutien aux blessés de guerre en leur rendant visite dans les hôpitaux et en défendant leurs intérêts. En 1920, il effectue sa première visite présidentielle au cimetière de Bagneux, où il dépose une palme au pied du monument élevé aux morts de la guerre, puis il rend visite à des blessés de guerre soignés à l’hôpital du Val de Grâce (sources). Cette même année, Paul Deschanel et son épouse reçoivent des grands blessés à l’Elysée, comme le montre la photographie ci-dessus (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

Après son élection, ses premières paroles officielles auraient été : « On peut tout demander à l’admirable peuple de France, à condition de lui dire la vérité« . Homme de culture – il était académicien -, grand orateur, Paul Deschanel a aussi beaucoup écrit. On lui doit plusieurs ouvrages portant notamment sur les intérêts français outre-mer, mais aussi La France victorieuse. Paroles de guerre en 1919 et une biographie de Gambetta en 1920.

 

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